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Joe Marion & Rockers

Publié le 22/01/2026 à 14:34 par francerock70 Tags : JOE MARION et ROCKERS
Joe Marion & Rockers

 

 

Joe Marion, ça ne vous dit rien ? Sans doute pas grand-chose et pourtant Joe Marion n'est pas n'importe qui. Si je vous dis "Dynamite", je pense que là ça va faire tilt.

 

Et oui, Joe était le batteur de Bijou, la légende du rock français. C'est leur manager et parolier, Jean-William Thoury, qui lui avait donné le surnom de "Dynamite" en raison de sa frappe de batterie "dure et sèche".

 

Pour ceux qui ne connaissent pas l'histoire, un petit retour en arrière s'impose.

 

 

Joe Marion (Dynamite), de son vrai nom Joël Yann, après un passage dans le groupe Pura Vida au début des années70, rejoint le groupe Bijou en 1975. Il est accompagné d'autres membres de Pura Vida : Vincent Palmer (guitare), Philippe Dauga (basse).

 

 

 

2_PURA_VIDA

 

 

 

Jean-William Thoury (journaliste rock) les prend sous sa coupe et devient leur parolier attitré. Il sera également leur manager.

Bijou s’impose rapidement sur la scène nationale. Le groupe enregistre plusieurs albums devenus emblématiques, dont Danse avec moi, OK Carole ou Jamais domptés.

 

 

 

3_bijou_joe

 

 

 

Leur musique, à la fois incisive et accrocheuse, mêle riffs tranchants, rythmes tendus et textes francs, parfois insolents, souvent ancrés dans le quotidien. Bijou incarne alors une forme de rock français libre, débarrassé des complexes vis-à-vis du rock anglo-saxon.

 

Après la séparation de Bijou en 1982, Dynamite tente une aventure en solo, En 1985, il sort un mini-album intitulé Rockin' sur le label Romance Records, où il commence déjà à délaisser la batterie pour le chant et la guitare.

 

Il s'installe ensuite pendant une longue période au Texas (à Waco). Ce séjour aux États-Unis imprègne profondément son style musical de blues, de country et de rock "roots".

 

Après des années de silence médiatique, il revient sur le devant de la scène sous le nom Joe Marion, en changeant radicalement de rôle : il est désormais chanteur et guitariste.

 

– 2023 : sortie d'un EP 4 titres remarqué, Joe Marion & Rockers, aux influences pub-rock et blues.

– 2025 : il sort l'album "Rock Semper Fi" sur le label Rock Paradise Records.

 

Ce projet, réalisé avec son complice Chriss Linsar, confirme son virage vers un rock pur, énergique et sans artifice.

 

Ayant eu un contact avec Joe il y a plusieurs mois et après pas mal de retard, j'ai le plaisir de vous proposer aujourd'hui l'interview que Joe Marion a bien voulu accorder à Francerock70.

 

C'est une exclue, c'est pour vous, c'est sur votre blog favori Francerock70.

 

 

 

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L'interview :

 

 

 

Mister Pat : Bonjour Joe, Merci de bien vouloir accorder une interview à Francerock70, je te préviens, il risque d'y avoir des questions un peu directes, mais c'est notre marque de fabrique à Francerock, j'aime bien poser des questions un peu décalées.

Bon maintenant on ne rigole plus, ce n'est pas un interrogatoire, mais donne-moi tes nom, prénom (les vrais), date de naissance, lieu de naissance, taille, poids ?

 

 

Joe Marion : Je m'appelle Joël YAN- né à Paris 14ᵉ le 18 AVRIL 1950, je mesure 181 cm pour 83 kg.

Yan est le nom de mon père, Marion est celui de ma mère et, jusqu'à mon intégration dans Bijou, on m'a toujours appelé "Joe" et puis Jean William Thoury m'a stanké le surnom de "Dynamite".

 

 

 

 

4_JOE_MARION_4

 

 

 

 


MP : Tes premiers pas dans la musique, c'était au berceau ?

 

 

JM : Non, j'ai débuté assez tard. D’abord la guitare pour emballer :

« Le Pénitencier », « Santiano » et le début de « Jeux interdits »… le fatal piège à gonzesses.

 

 

 

MP : En étant plus sérieux, tu as commencé la guitare à quel âge ?

 

 

JM: Ma 1ère guitare m'a été offerte en février 1965, une EGMOND Lucky 7. J'avais 14 ans.

 

 


MP : Dans ta chambre d'ado, tu écoutais la radio ou des disques ?

 

JM : J'avais la chance d'avoir une sœur, plus âgée que moi et qui achetait et écoutait des disques de Claude François, Sheila, Johnny Hallyday, etc.

 

 


MP : Le premier disque que tu as acheté, c'était quoi, donne-moi la vraie réponse même si c'est honteux ?

 

 

JM : Celui que j'ai acheté (avec mes thunes gagnées à ramasser des patates chez mon grand-père), c'est "Help" et aussi "Ticket to ride".

 

 

 


MP : Ton tout premier groupe s'appelait comment, c'était quoi votre style musical ?

 

 

JM : Glady et c'était une sorte de pop hippisante et rock anglais en lavabo et accordage "gling/glang", je ne pensais pas du tout en vivre à ce moment de ma vie. (rire) Il y a une blague texane sur les guitaristes… je te la fais ?

 


MP : Oui Bien sûr !

 

JM : Quelle est la différence entre un guitariste et une grande pizza ?

La pizza peut nourrir une famille de quatre personnes.


MP : (Rires)

 

 

 

 

MP : On va parler de Bijou bien entendu, je sais que tu avais répondu à une annonce pour intégrer le groupe, comment s'est passé le premier contact ?

 

 

JM : En fait, j'avais mis une annonce "batteur cherche groupe" et j'ai été contacté, ils sont venus chez moi, on a discuté, rendez-vous et c'est parti, mais c'était pour PURA VIDA, avant BIJOU.

 

 

 


MP : Ah Ok! , je me suis planté sur la question, Jean-William Thoury, c'est un tyran ou un mec cool ?

 

 

JM : Non c'est un mec cool. Je ne sais pas comment il a fait pour nous supporter tout ce temps, si il y avait un Grammy Award de la coolerie, il le remporterait haut la main.

 

 

 

7_JOE_MARION_8

 

 

 


MP : Peux-tu me dire quel a été pour toi le meilleur de tous les concerts que Bijou a donnés ?

 

 

JM : 4 gigs m'ont marqué, Mont-de-Marsan, les 1ʳᵉˢ parties de Status Quo et avec Gainsbourg et aussi Marie France (hors Bijou).

 

 

 


MP : Je pense que vous avez également vécu des galères, tu as quelques anecdotes à me raconter à ce sujet ?

 

 

JM : Presque jamais en fait, je me souviens du tout début de BIJOU. On jouait sur une estrade bancale sur une plage dans le sud, on était payés aux entrées mais il n'y avait pas de porte.

 

 

 


MP : En ce qui te concerne, quel est ton album de Bijou préféré ?

 

 

JM : Le dernier, "BIJOU BOP", un vrai disque de rock !!

 

 

 


MP : Ce n'est un secret pour personne, tu n'as pas du tout apprécié la production des Sparks pour le 3ᵉ album de Bijou (pas dormir). Qu'est-ce qui t'agaçait le plus chez les frères Mael ?

 

 

JM : Les Sparks n'étaient responsables de rien, c'est nous qui avions choisi de travailler avec eux. À l'écoute de leurs titres et de leur style musical, je n'étais pas chaud et je pensais à quitter le groupe, mais je me suis dit que j'avais peut-être mal évalué le projet et j'y suis allé pour lever le doute et c'est une fois sur place que j'ai constaté les dégâts et ça m'a foutu les nerfs en biseau. Je crois qu'on a eu une myopie collective sur le résultat.

 

 


MP : On a souvent associé Bijou à la renaissance rock de Serge Gainsbourg en 1978. Avec le recul, quelle est la leçon la plus importante que tu as apprise à ses côtés ?

 

 

JM : j'imagine que je devais être admiratif et je lui dis merci car j'ai appris un truc avec lui : "quand rien n'est prévu, tout est possible".

 

 

 


MP : Je vais te poser une dernière question sur Bijou et on passe à autre chose, quelle est la vraie raison de la séparation du groupe ? Problème d'ego ou absence de succès ?

 

 

JM : On ne s'est pas séparés à l'amiable ou d'un commun accord mais pas non plus en guerre d'avocats. Quand les thunes ont commencé à manquer, ça a été le bordel et BIJOU s'est "crashé", lâché par sa planète et sa bonne étoile et d'un manque de cool.

 

 

 


MP : En ce qui concerne Joe Marion & Rockers, comment le groupe s'est -il formé ?

 

 

JM : Au départ, il y avait Chriss Linsar et moi, puis Kanto el Magnifico est arrivé et nous allons peut-être être rejoints par un guitariste texan à Telecaster Man (il faut résoudre l'immigration et le contrat de travail).

 

 


MP : Pendant des années, tu as été le moteur rythmique de Bijou sous le nom de Dynamite. Qu’est-ce qui a été le plus difficile dans cette transition : abandonner les baguettes pour la guitare, ou assumer le rôle de frontman au micro ?

 

 

JM : La guitare m'a toujours accompagné pour les titres que j'ai composés pour BIJOU, donc la transition a été douce.

Je me suis mis sérieusement à en jouer car je ne trouvais pas de guitariste et quand tu sors de BIJOU avec un Vincent Palmer, tu deviens très intransigeant.

 

 

 

 

5_JOE_MARION_5

 

 

 

 

 

MP : Ta musique actuelle respire le Texas et le pub rock. De quelle manière tes années passées aux États-Unis ont-elles modifié ta façon d'écrire et de concevoir le rock français ?

 

 

JM ; D'abord il y a le changement de climat musical, la France n'est pas une terre de rock, beaucoup de musique "no fun", de groupes politisés, râleurs, très peu de légèreté ou de cool, ensuite j'ai toujours pensé que le rock était américain et j'en ai eu la preuve sur place et concernant les textes, je suis né et élevé en France et c'est ma langue maternelle et je n'ai aucun souci pour faire "swinguer" cette langue… Pour faire court, musique américaine et texte en français… facile !

 

 


MP : Le titre de l'album, "Rock Semper Fi !", évoque la fidélité. Envers quoi (ou qui) Joe Marion est-il resté le plus fidèle après toutes ces décennies ?

 

 

JM : "Semper Fi" est une contraction de "Semper Fidelis", c'est une inscription qui se trouve sur les tombes des Marines.

C'est un hommage que je rends à toute une génération de jeunes types tombés au Vietnam et qui aimaient le rock, d'où le titre du LP "Rock Semper Fi". Oui je suis toujours resté fidèle à cette musique et quand j'ai écrit "Rock la radio", je voulais recoller au peloton du rock en France et en français ! Ce titre avec ces arrangements de Palmer est beau et violent et c'est ça le rock, ça doit être beau et violent !!

 

 


MP : L'album a un côté très 'direct', presque sauvage. Comment s'est passée la collaboration en studio avec Chriss Linsar et Kanto El Magnifico pour obtenir ce son organique ?

 

 

JM : La 1ère chose à faire est de maîtriser le son dès le départ, quitte à y passer du temps. La plupart des backlines et voix témoins ont été enregistrés à Waco (TX), on a pris notre temps pour ça. Ensuite le workflow additionnel et voix déf. ont été faits en France, il faut avoir une vision et s'y tenir, si tu es dans l’émotionnel, tu n'es plus dans le musical et tu perds vite le fil. L’objectif était d'avoir un son global tout en personnalisant chaque titre, un vrai challenge. Je n'ai pas du tout assisté au mixage, j'ai laissé faire Chriss, ça s'appelle la confiance et voilà…

 

 

 

 

MP : Bijou a été l'un des premiers groupes à prouver que le rock pouvait sonner en français. Aujourd'hui, comment abordes-tu l'écriture de tes textes ?

 

JM : par le biais de la vie de tous les jours et un mix de traditionnel, d’argot et de classique… Le déclic est le principal moteur de toute création… le reste arrive vite après que tu aies eu le "déclic".

 

 

 


MP : Quel regard portes-tu sur la scène rock actuelle en France ?

 

JM : il y a une grosse activité mais pas de "mouvement", c'est ce qui rend les choses plus compliquées, pas d'endroit pour jouer, pas de cash pour payer les groupes, pas de management, pas de producteur… Bref, au Texas et ailleurs aussi, tous les soirs, il y a des groupes qui jouent, des belles scènes bien équipées, du monde qui se déplace. On est loin du compte…

 

 


MP : Si tu ne devais retenir qu'un seul morceau de toute ta carrière, de l'époque Bijou à aujourd'hui, quel est ton titre préféré et pourquoi ?

 

JM : Il y a 2 titres que j'aime écouter : "C'est un animal" et "C'est encore l'automne", les 2 de Palmer/Thoury, mais j'aime beaucoup évidemment "Rock à la radio", qui a sauvé le groupe d'une fin prématurée…

 

 


MP : On va passer à des questions plus personnelles, si tu veux bien. Quelle est ta boisson favorite, ton plat préféré ? C'est toi qui fais la cuisine.

 

 

JM : Oui je cuisine… le thé et le Coca glacé et les frites.

 

 

 


MP : question cinéma Quel est le genre de film que tu préfères ?

 

 

JM : les westerns avec CLINT, quelques TARANTINO, et les films français avec Blier, De Funès,

 

 

 


MP : Tu es livre de poche ou bande dessinée ? Tu aimes quel style d'écrivains ?

 

 

JM : Le dernier bouquin que j'ai lu (j'en lis beaucoup) c'est "Je n'ai pas toujours été un vieux con" d'Alexandre FERAGA (jubilatoire) et "La république des crétins" de SOLPÉRIÈRES. J'aime aussi les thrillers et quelques sérieux bouquins de cul du style "Le livre de cul dont vous êtes l'héroïne" d'Aurélie Stéphanie.

 

 


MP : Quels sont tes groupes et artistes favoris anglo-saxons et américains des années 70 et 80 ?

 

 

JM : À cette période et comme beaucoup, j'ai aimé les Stones, Pretty Things, Free, Them, Sex Pistols, Led Zep, Who, etc. des coups de cœur ponctuels, c'était variable sans attachement viscéral… Doctor Feelgood, Stray Cats, Dave Edmunds, Ramones et plein d'autres…

Mais je ne change pas de trottoir quand je croise mes souvenirs, seulement je n'écoute plus ça depuis bien longtemps.

 

 

 


MP : En ce qui concerne le rock français des années Bijou, c'était qui tes groupes préférés ?

 

JM : Asphalt Jungle, Les Lou' Les Dogs, les Rock’n’Rollers, Little Bob, Les Variations

 

 

 

 

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MP : Ça se passait bien avec les autres formations françaises ?

 

 

JM : Oui, relativement bien, nous avons tous joué à un moment ou au même moment dans le même club, le même festival… Quelques-uns des "grands groupes" de cette période ont fait notre première partie.

 

 

 


MP : Je pense qu'il y a des chanteurs ou des groupes français que tu détestes comme tout le monde, tu peux nous citer des noms ?

 

 

JM : J'écoute peu de musique… quand tu passes ton temps dans les studios, dans les répétitions, dans des concerts… quand tu rentres chez toi, tu fais autre chose que d'écouter de la musique… et même si j'avais des noms, je n'en parlerai pas, je reste bienveillant sur ce sujet, chacun doit suivre sa voie… et basta !! Mais les artistes qui jouent les "écorchés déglingués" par la vie ou les "poètes maudits" qui vendent leur intégrité en louchant sur leur répartition SACEM me saoulent.

 

 

 


MP : Tu dois t'isoler sur une ile déserte mais avec tout le confort, quels sont les trois disques que tu emmèneras avec toi ?

 

JM : Un Eddie Cochran, un Gene Vincent et Elvis,

 

 

 

MP : Ton batteur favori c'est qui ?

 

 

JM : Ringo Starr a révolutionné le tambour et Jim Keltner pour l'ensemble de sa carrière.

 

 


MP : À part la musique, quels sont tes hobbies ? La pêche à la ligne ?

 

JM : Je fais du vélo, de la natation, du bateau (côtier et intérieur), boire des coups avec des potes, tondre la banquise, etc. Il y a une expression employée par le patron du bar "Rocky's Roadhouse" à Waco : "What the hell are you doing, knitting truck wheels ?" C'est quoi ce bordel, vous tricotez des roues de camion ? façon de dire "qu'est-ce que vous buvez !!!"

 

 


MP : Est-ce que tu as des regrets par rapport à ta carrière, si tu avais le pouvoir de tout recommencer, tu ferais la même chose ?

 

JM : Pas sûr que je fasse exactement la même chose même si l'expérience est utile mais qu'elle ne sert à rien.

Je garde beaucoup de considération pour la période BIJOU et les membres du groupe. Je sais maintenant que l'on peut aussi traverser une rivière de merde et en sortir lavé de tout et vu le nombre de mecs et de nanas qui crèvent la gueule ouverte dans ce métier, j'aurais une conscience de con à tenter d'identifier des regrets me concernant… sauf peut-être une période où trois accords basiques emballés dans 12 petites mesures ont révolutionné la musique, la vie était belle et pour moi BIJOU c'était "sex, drums et rock’n’roll". Je me plaindrai bien mais qui va me croire ? (rire)

 

 


MP : Quelle est ton actualité immédiate avec ton groupe ? Des concerts, je suppose ?

 


JM : Non, l'actualité est le tournage d'un "live" 3 titres, dont un nouveau. Début des hostilités début avril pour 2 semaines.

Nous avons été approchés par quelques tourneurs… Ça cause, ça cause, mais on ira pas jouer pour des cacahuètes… Comprendo !

 

 


MP : Ma toute dernière question, quelle est la question que tu aurais aimé que je te pose et que j'ai complètement zappée ?

 

JM : Est-ce que Belzébuth a quelque chose à voir avec le rock ? C'est une question posée à Jerry Lee Lewis qui a répondu : "Si le rock c'est la tentation, le péché et la luxure, alors oui."

 

 

 


MP : Merci Joe pour ta patience et ta bonne humeur, merci encore pour cette interview très sympathique !

 

JM : You're welcome l'ami !! Keep on rockin et vive le rock français !!

 

 

 

 

 

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Chronique de l'album "Rock Semper Fi":

 

L'ex-batteur de Bijou, le légendaire "Dynamite", n'a rien perdu de sa puissance de frappe, même s'il a aujourd'hui troqué ses baguettes pour une six-cordes et un micro.

 


Son premier EP sorti en 2023 donnait déjà le ton avec quatre morceaux de rock à la fois rugueux et élégants, mis en boîte entre la France et Waco (Texas). Quatre pépites à écouter en boucle, portées avec brio par Joe, superbement épaulé par Kanto el Magnifico à la basse et Chriss Linsar à la batterie.

 



 

 

 

 

Francerock70, Joe Marion et Lily Pardini ont le plaisir de vous proposer cet EP en téléchargement, cela vous donnera une petite idée de ce que distille l'ami Joe musicalement parlant, croyez moi vos oreilles vont frétiller de bonheur, car quand la musique est bonne c'est une évidence elle vient de Waco-city.

 

 

 

8_JMARION_EP_FRONT

 

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Maison de disque Rock Paradise Production Chriss Linsar

 

 

JOE MARION & ROCKERS EP MP3

 

 

Que cela ne vous empêche pas par ailleurs d'acheter le disque disponible dans toutes les bonnes crèmeries (FNAC, Leclerc Culture, Cultura… et chez Rock Paradise).

 

Maintenant venons-en à ce nouvel album "Rock Semper Fi". Joe Marion prouve avec ce disque que le rock n'est pas une question d'âge, mais de tempérament.

 

 

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Dès l'ouverture avec "Dans ma petite tête", le ton est donné : c'est du pub rock pur jus, nourri au Dr. Feelgood et aux racines texanes que Joe a ramenées de son exil à Waco. Pas de synthétiseurs, pas d'effets de manche inutiles. La production, signée par son batteur Chriss Linsar, est sèche, nerveuse et organique. On sent l'urgence du live dans chaque morceau.


L'album alterne entre brûlots énergiques et mid-tempos habités :

 

"Cocaine Blues" et "La reine du bar" nous plongent dans une ambiance de rade enfumé, portées par une rythmique implacable (merci à la basse de Kanto El Magnifico).

 

"Madame Claude" ou "Zippo Gun" rappellent la verve de l'époque Bijou (l'esprit de Rock à la radio n'est jamais loin), mais avec une maturité vocale plus profonde, presque rocailleuse.

 

Mention spéciale à l'harmonica de Dave "cool" Chalumeau qui vient colorer l'ensemble d'une touche bluesy authentique.

 

 

Verdict :

Rock Semper Fi ! (toujours fidèle, en référence à la devise des Marines) est l'album d'un homme qui ne triche pas. C'est un disque qui résonne comme un cri de ralliement pour tous les amoureux du rock français Canal historique.

Joe Marion ne se contente pas de revenir ; il s'impose comme le nouveau patron d'un rock sans fioritures.

 

 

Les disques de Joe Marion & Rockers sont disponibles directement à la vente sur Rock Paradise, vous pouvez avoir une dédicace, il faut juste le préciser. c'est ICI

 

Un grand MERCI à Joe Marion et à Lily Pardini pour leur gentillesse, pour les photos, pour avoir accepté la mise en téléchargement de l'EP sur Francerock70.

 

Merci également à jean-Luc Doucet du site France heavy Rock pour la photo de Pura Vida

France Heavy rock c'est génial et c'est ICI

 

 

En écoute : extrait de Rock Semper Fi ! "Chop ton wup."

 

Let's rock !

 


Mister Pat

 



Commentaires (3)

Delrieu le 22/01/2026
merci Pat, après avoir lu cette chronique je sens que je vais vraiment accrocher.
merci encore


Phil36 le 22/01/2026
En voila du bon rock comme j'aime, merci à vous.


PHILOU le 22/01/2026
Et voilà, j'avais prévu de me coucher tôt et Pat, avant de partir, nous sort une pépite!
Il y a eu la vie avant Bijou et la vie après.
Quel plaisir de retrouver Joe, même si on ne l'attendait pas derrière une guitare mais plutôt derrière des toms
Grand merci Pat et bon vol!


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